Aller au travail à vélo, une pratique encore minoritaire

Antoine Terrel L'express

 

Selon une étude de l'Insee dévoilée ce mardi, seuls 2% des actifs utilisent un vélo pour se rendre sur leur lieu de travail. Un usage encore peu répandu, loin derrière celui de la voiture ou des transports en commun.

Malgré les incitations de plus en plus nombreuses, l'utilisation du vélo par les actifs pour se rendre sur leur lieu de travail reste encore minoritaire. C'est la conclusion d'une étude de l'Insee, parue ce mardi et tirée de l'enquête annuelle de recensement de la population de 2015. Ainsi, en 2015, ils étaient près de 500 000 soit 2% des travailleurs, à aller travailler en pédalant. Une majorité des Français privilégie donc encore la voiture (70,6% des actifs) ou les transports en commun (14,8%).  

D'importantes disparités

Un homme, cadre fortement diplômé, habitant une zone urbaine. Ce pourrait être le portrait-type de cet actif à vélo. En effet, d'importantes disparités demeurent encore dans l'utilisation de la bicyclette pour se rendre au travail. Plutôt masculine ( 2,4% contre 1,5% chez les femmes actives), elle se concentre majoritairement dans les villes-centres des grandes zones, où elle grimpe jusqu'à 4% soit deux fois plus que la moyenne nationale. 

L'importance et la qualité du réseau de pistes cyclables restent également déterminantes, et des villes comme Strasbourg ou Bordeaux ou Grenoble sont à ce titre les championnes de France, avec 12 à 16% des travailleurs. A l'inverse, la grande couronne parisienne, la Corse, ou la région PACA sont à la traîne. 

Si l'utilisation du vélo ne varie pratiquement pas selon les âges, elle augmente avec le niveau de diplôme de l'actif. De 1,5% des bacheliers, on passe à 5% des titulaires d'un doctorat. Enfin, si les cadres sont 3% à utiliser leur vélo, le taux dégringole à 1,5% chez les agriculteurs, artisans et commerçants. 

Les trajets courts privilégiés

Pédaler oui, mais pas trop longtemps. Le vélo reste cantonné le plus souvent aux petits trajets, essentiellement ceux compris entre 1 et 4 kilomètres.  

Pour les distances de plus de 15 kilomètres, ils ne sont plus que 0,5% a faire confiance à leurs mollets.  

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